La littérature policière s’efforce de refléter la société telle qu'elle a été, qu'elle est, ou qu'elle devient.
Est-ce prétendre, alors, qu’énigmes, crimes ou intrigues, ne sont que prétextes à évoquer des faits passés, actuels ou futurs, qu'ils soient politiques, économiques, sociaux, régionaux ou nationaux, voire internationaux ?
Certainement pas.
Néanmoins l'enquête policière se déroule dans un environnement donné. Enquêteurs et criminels sont des hommes et des femmes immergés dans ce contexte.
Pour ce qui est de l'environnement, dans mes polars, c'est le Sud. Le sud de la France, et plus particulièrement, le Var, ses paysages, son climat, la mer, la mentalité de ses habitants, l'apparente convivialité et la violence sous-jacente.

samedi 7 octobre 2017

Qui est Félicien Aubin ?

Le personnage récurrent de mes polars.


Lors d’une rencontre littéraire autour du polar, on m’a posé la question suivante : comment est né le personnage de Félicien Aubin ?
Comment il est né, je n’en sais rien. Je n’y étais pas. Ce que je sais, c’est qu’il a aujourd’hui, un peu plus de cinquante ans. On est en 2018, ne l’oubliez pas  Il a donc dû naître dans les années soixante. Est-ce que cela a pu avoir une incidence sur sa façon de vivre ? Pourquoi pas ! Mais il n’a pas connu mai 68 ! Trop jeune.
Comment ai-je fait sa connaissance ?

dimanche 1 octobre 2017

Mes dernières lectures

   Eh oui ! Je suis en pleine écriture du 7ème opus des enquêtes de Félicien Aubin (ce sera le denier), depuis des mois. Du coup, je suis à la bourre. Je manque de temps pour écrire des résumés sérieux de mes lectures. Je vous présente donc, succinctement, les 6 derniers polars que j’ai lus. Mais je donne tout de même des notes (vieille manie d’enseignant !)


Dossier 64, de Jussi Adler Olsen

Copenhague, 2010. Une nouvelle enquête de l’incontournable trio formé par Carl Morck et ses assistants, Assad et Rose, nous plongeant dans un sombre chapitre de l’histoire du Danemark.
Le livre de poche, 8.60 €
Excellent. 8/10





Agatha Raisin (prononcer à l’anglaise). La quiche fatale, de M.C. Beaton

Rien à voir avec le précédent. C’est de l’humour anglais. Mais c’est bien écrit, captivant et reposant.
Agatha Raisin est une Miss Marple d’aujourd’hui, une quinqua qui n’a pas froid aux yeux. À la fois exaspérante et attendrissante elle vous fera mourir de rire.
Albin Michel, 14 €
Pour se délasser les neurones. 5/10



Mapuche, de Caryl Férey

Attention ! C’est du lourd.
Ruben, fils d’un célèbre poète assassiné dans les geôles de la dictature argentine dans les années 70 est un rescapé de l’enfer. Trente ans plus tard, il se consacre à la recherche des disparus du régime de Videla.
Folio-policier, 8.80 €
Dur, cruel et émouvant. 9/10



Zulu, de Caryl Férey

Chef d’œuvre absolu.
Enfant, Ali Neuman a fui le bantoustan du KwaZulu pour échapper aux milices de l’inkatha, en guerre contre l’ANC. Aujourd’hui chef de la police criminelle de Cape Town, il doit composer avec 2 fléaux majeurs de son pays : la violence et le sida.
Si l’apartheid a disparu de la scène politique en Afrique du Sud, de vieux ennemis agissent toujours dans l’ombre de la réconciliation nationale.
Folio-policier, 8.80 €
À lire de toute urgence. 9/10





Le jour où les enfants disparaissent (lundi mélancolie), de Nicci French

Un roman à quatre mains.
Sous le pseudonyme de Ricci French se cache un couple de journalistes anglais qui ont décidé de partager leur vie et leur écriture.
Un roman psychologique oppressant, avec pour personnage principal (et récurrent), le docteur Frieda Klein. Psychanalyste, elle est mêlée à une étrange histoire de disparition d’enfants à 30 ans d’intervalle.
Pocket, 7.80 €
À découvrir. 8/10



La fin approche (cruel vendredi), de Nicci French


De la même veine, mais un peu moins bon. Quelques longueurs, meublées par des descriptions inutiles.
Il y a des vendredis où rien ne va. Comme celui Où Frieda Klein est appelée à reconnaître un cadavre repêché dans la Tamise. Cadavre qui porte un bracelet à son nom et qui n’est autre que celui de son ex-petit ami. Devenue suspect n°1, Frieda ne voit qu’une seule issue : prendre la fuite et mener sa propre enquête.
Pocket, 7.80 €
À lire. 6/10



mardi 14 mars 2017

Le voilà !

La dernière aventure du capitaine Félicien Aubin et ses adjoints. De Toulon à la Sicile, en passant par le haut-Var.
Bonne lecture.
Bientôt en librairie.


                    Première rencontre : ce dimanche 19 mars à Cuers.


















270 pages 16 €
Déjà en vente sur le site de l'éditeur (clic)

vendredi 24 février 2017

La quatrième de couverture

Sortie prévue semaine 10.


   Dans une bastide isolée du haut Var, Ludovic Romanet, scientifique connu pour ses travaux sur l’intelligence artificielle disparaît mystérieusement. Quelques jours plus tard, Alice, sa jeune compagne est retrouvée assassinée au domicile de l’ingénieur.
  L’enquête qui s’annonce difficile est confiée au capitaine Félicien Aubin et à son groupe d’enquêteurs.
   Une étrange piste les amènera jusqu’en Sicile dans la célèbre vallée des Temples.
   Une histoire tragique, un suspens étonnant, des paysages à couper le souffle.

   Dans ce sixième opus, on retrouve les personnages attachants des romans précédents plébiscités par les lecteurs.

dimanche 12 février 2017

Plus que quelques jours à attendre

Félicien Aubin, Amandine Evrard, Thibault Silvere, Lucien Mignard vous donnent rendez-vous dans quelques jours pour leurs dernières aventures.

En attendant, moi, je vous attends pour vous présenter le sixième opus de la série :

 - Fête du livre de Cuers, le dimanche 19 mars.
 - Festival du polar de Sanary en avril (dates à préciser).
 - Fête du Livre d'Hyères, samedi 13 et dimanche 14 mai.
 - Salon de La Croix-Valmer, samedi 20 et dimanche 21 mai.

Dans quelques jours, la 4ème de couverture.

mardi 31 janvier 2017

La photo perdue... presque fin...

Bravo et merci aux 27 "parieurs fous" qui ont participé. Un regret : 4, seulement se sont risqués directement sur le blog. 23 ont préféré la confidentialité de ma boîte mail. Dommage !
Je rappelle que la rubrique "Commentaires" sur le blog est très facile à utiliser. Cela permet des échanges... doux, violents, humoristiques...

La solution de l'énigme - que beaucoup ont trouvée - est pour bientôt.

En attendant, une autre photo.

mardi 17 janvier 2017

La photo perdue

Que vient faire cette photo dans ce blog ?



Devinez ! Enquêtez !
Bientôt la solution de l'énigme.

jeudi 5 janvier 2017

Etrange printemps aux Glénan

   Après "Un été à Pont-Aven", l'auteur "des enquêtes du commissaire Dupin", nous invite au paradis de la voile au large de cette belle ville de Concarneau, sur l’archipel des Glénan.
   L'enquête sur la découverte de trois cadavres échoués sur le rivage entraîne le commissaire Dupin et ses adjoints sur ces îles paradisiaques. Parmi les victimes : un homme d'affaires lié à la politique locale et un navigateur de haut niveau qui possède une célèbre école de voile.
   Le roman porte sur les trois jours que dure l'enquête. Il vaut avant tout par la description des magnifiques paysages de cette Bretagne si typique, par les personnages, vivants, attachants et par les ambiances à la fois conviviales et secrètes de la vie des îliens.
  Certes on peut regretter un certain manque de rigueur dans la conduite de l'enquête par ce commissaire atypique. On peut reprocher à l'auteur de ne pas s'être suffisamment documenté sur la plaisance, la voile et même sur la police (il y est question d'inspecteur, alors que ce terme a disparu depuis plus de vingt ans), mais on se laisse emporter avec plaisir, malgré quelques longueurs, par cette histoire qui mêle plusieurs intrigues : une surprenante chasse aux trésors enfouis dans des épaves, des projets immobiliers aux conséquences écologiques dramatiques.
   L'auteur se cache sous le pseudonyme de Jean-Luc Bannalec. Il s'agit en fait d'un écrivain allemand qui a trouvé sa seconde patrie dans le Finistère sud qu'il décrit si bien.

Note : 6/10


Étrange printemps aux Glénan  Pocket 6.95 €

Mortels trafics

   Je lis chaque année le Prix du Quai des Orfèvres. J'y ai participé une fois. Mais j'avoue que celui de 2017 m'a déçu.
  Trop, c'est trop ! A force de vouloir coller de trop près à la réalité des conditions de travail des policiers et des représentants de la justice, le prix du quai des Orfèvres génère une certaine uniformité qui risque de basculer vers l'ennui.
   Le lauréat 2017, Pierre Pouchairet, un ancien commandant de police - on s'en serait douté - raconte dans son "Mortels trafics" une traque de trafiquants de drogue entre la France, l'Espagne et le Maroc.
   Différents services de polices sont concernés entre Paris, Nice et le Sud-Ouest pour suivre les traces d'un "go fast" et prendre les convoyeurs en flagrant délit. Le cœur du roman tient dans cette histoire de collaboration parfois houleuse, mais toujours très "humaine" entre ces différents services. Les truands sont évidemment cruels - il faut bien - et un père de famille est la victime collatérale et innocente de ces voyous.
   A force de vouloir coller de trop près, donc, aux critères du Prix, les auteurs en viennent parfois à oublier l'essence même d'un roman, fut-il policier, c'est à dire l'imaginaire. Certes la fiction peut se mêler à la réalité, mais il n'est pas forcément utile de proposer un essai sur la police en guise d'oeuvre littéraire.
   L'auteur de "Mortels trafics" n'échappe pas à ce désolant travers. Le roman est truffé de termes techniques, de descriptions technologiques du fonctionnement des services, un peu ennuyeux, d'abréviations, de sigles, d'acronymes. Au point qu'il s'est cru obligé - lui ou l'éditeur ? - d'ajouter à la fin du livre un abondant glossaire comportant plus d'une vingtaine de définitions.
   Ces réserves mises à part, il s'agit tout de même d'un polar distrayant. Les personnages de flics sont attachants et ceux de voyous, bien campés.
   L'auteur connaît visiblement la musique.

Note : 4/10

Mortels trafics  Fayard poche 8.90 €

mardi 15 novembre 2016

Fête du livre du Var

Nous y voilà. Le grand rendez-vous littéraire de Toulon.

Comme les années précédentes plus de 200 auteurs sont attendus sous le chapiteau de la place d'Armes, les 18, 19 et 20 novembre pour des conférences, des débats et des rencontres-dédicaces.

Je serai présent et heureux de vous retrouver sur le stand de la librairie Périclès.

Pour consulter le programme, cliquez ici : Fête du livre du Var

mardi 4 octobre 2016

Énigme à La Havane

   Peut-on comparer Leonardo Padura à Henning Mankell ? L’écrivain cubain au suédois ? Le latino au Nordique ?

   Dans « Passé parfait », le dernier volet de la série « Les quatre saisons », l’auteur de « L’homme qui aimait les chiens » dresse un portrait à la fois réaliste et nostalgique du Cuba des années quatre-vingt. Et ce n’est pas celui des dépliants en papier glacé des agences de voyages.
  Les utopies marxistes confrontées à la dure réalité de l’embargo et aux difficultés de la vie quotidienne à La Havane sont présentes en filigrane dans cette enquête policière. Mais c’est lorsqu’il décrit la convivialité et la chaleur humaine des gens de son pays que Leonardo Padura donne le meilleur de son talent.
   Le lieutenant de police Mario Conde, la quarantaine, solitaire et désabusé, enquête sur la disparition d’un ami de jeunesse, Rafael Morin, qui occupe un poste de directeur dans une grande entreprise. Dans leurs années « lycée », Mario et Rafael ont aimé la même jeune fille, mais c’est le beau et brillant Rafael qui l’a épousée. Nostalgie, quand tu nous tiens !
   L’enquête est parfois poussive. Les dialogues un peu trop forcés – est-ce dû à la traduction ? - font que ce roman n’est sans doute pas un chef d’œuvre. Ce n’est pas le meilleur de l’auteur cubain, mais il vaut tout de même le coup d’être lu.

Note : 7/10

Passé parfait. Leonardo Padura. Éditions Points 7.10 €

dimanche 4 septembre 2016

Anguille sous Roche

Rendez-vous les 7, 8 et 9 octobre à Saillans dans la Drome pour le 15ème FESTIVAL DU POLAR. Festival du polar de Saillans

J'y présenterai la série des enquêtes de Félicien Aubin.

mercredi 13 juillet 2016

Biographie-bibliographie



Le fil conducteur de mes romans : des personnages fictifs, dont les principaux sont récurrents, impliqués dans des histoires évidemment imaginaires, mais qui se déroulent dans des lieux bien réels, que les lecteurs connaissent ou qu’ils souhaiteront connaître après la lecture, sur le littoral méditerranéen et plus précisément dans le Var.
L’affaire criminelle est toujours placée dans un contexte sociologique, politique, psychologique et même écologique, caractéristique de la France d’aujourd’hui.


BIOGRAPHIE

Naissance à Toulon. Marié, trois enfants.
Professeur agrégé de Sciences de la Vie et de la Terre, j'enseigne au début de ma carrière à Chamonix. Malgré la beauté des paysages de la vallée et des montagnes, la mer, mon midi, me manquent. J'obtiens ma mutation dans le Var et finis ma carrière au lycée de mon adolescence à Toulon.
Passionné par mon métier et par la matière que j'enseigne, je me fais connaître en publiant quatre essais de vulgarisation scientifique sur la génétique, l’ADN, l’évolution et l’écologie.
Depuis ma retraite je me consacre à l’écriture de fictions.
Un roman historique dans lequel je raconte l’histoire de ma famille d’immigrés italiens à Toulon avec, en arrière-plan, les deux guerres mondiales qui ont tant fait souffrir cette ville.
Puis une série de romans policiers ancrés dans le territoire varois, ses paysages, son climat, mais aussi la mentalité de ses habitants. Dans Crimes et sentiments, le premier, on fait connaissance avec plusieurs personnages que l’on retrouvera dans les suivants, dont le capitaine de police Félicien Aubin, atypique, mélancolique et nostalgique, mais humain et attachant.


CHEMIN D’ENFER 


Un homme égorgé dans les toilettes du TGV Nice-Paris.
Une polémique qui défraye la chronique en Provence : la ligne à grande vitesse doit traverser le beau pays varois et, pour certains, dénaturer ses paysages typiques.
Un gros bonnet de la mafia russe qui tire d’étranges ficelles.
Un tueur en série qui n’en est peut-être pas vraiment un.
Enquête difficile pour le capitaine Félicien Aubin et ses adjoints de la PJ toulonnaise, marqués par un terrible drame lors d’une affaire précédente.

Dans ce cinquième opus de la série, on retrouve les personnages familiers, attachants. Ils évoluent dans des lieux bien réels (la côte varoise et l’arrière-pays) et dans un contexte sociétal d’actualité (le projet de ligne à grande vitesse entre Marseille et Nice).

Les Presses du Midi. 18 €. ISBN 978-2-8127-0754-4


CRIMES ET SENTIMENTS

Dans la petite station balnéaire de Bandol, un homme est retrouvé mort dans une chambre d’hôtel. Assassiné d’une bien étrange façon. Dans le même temps, une lettre retrouvée dans un tiroir à double fond d’un meuble ancien, relate un crime commis il y a longtemps dans cette même ville.
Le lieutenant de police Félicien Aubin mène cette double enquête. Il n’a rien d’un héros. Écorché vif, révolté, sensible à la misère humaine, il est bouleversé par les basculements tragiques de plusieurs vies innocentes à la suite du coup de folie imprévisible d’un être pourtant raisonnable. Coupable ou innocent, la frontière est parfois ténue.
Ce polar écolo social est une critique, un peu désespérée, de nos sociétés modernes, inhumaines, inégalitaires, individualistes et violentes.
L’enquête, nous fait découvrir le milieu de la voile de compétition et en particulier la prestigieuse Coupe de l’America et ses péripéties secrètes, notamment une affaire mystérieuse d’espionnage technologique entre deux des principaux syndicats qui participent à l’épreuve.
On le suivra à Barcelone, Valence, Marseille et La Rochelle. Mais aussi à Bandol, Sanary et Toulon.

Les Presses du Midi. 16 €. ISBN 978-2-8127-0725-4


LE LABORATOIRE DU DIABLE

Le lieutenant Félicien Aubin, toujours confronté à ses angoisses existentielles, est chargé d’une affaire particulièrement sordide concernant la disparition d’un enfant d’une dizaine d’années dans un village du midi de la France : Le Revest-les-Eaux, près de Toulon.
Après quelques fausses pistes et la découverte de plusieurs autres disparitions d’enfants du même âge dans la région, l’enquête va conduire les policiers sur une piste inattendue, dans le milieu de la recherche en génétique et en particulier l’eugénisme. Des notables, des personnalités du monde médical, des scientifiques, sont impliqués dans une machination qui ne vise pas que l’enrichissement personnel.
Au final, les enquêteurs découvriront un vaste complot qui a des ramifications dans plusieurs pays.

Les Presses du Midi. 18 €. ISBN 978-2-8127-0332-4


EN ATTENDANT SARAH

Un polar différent des deux premiers, qui mêle amour et intrigues, dans un contexte social, politique, écologique et psychologique. Un roman dense, riche en événements ancrés dans l’actualité.
Plusieurs affaires s’entrecroisent dans l’univers glauque de l’immobilier varois où l’argent coule à flots.
Deux faits divers défrayent la chronique : l’assassinat d’une jeune femme impliquée dans l’écologie à Sanary-sur-Mer et la disparition d’une journaliste vedette qui enquête sur un conflit opposant des promoteurs immobiliers au Conservatoire du littoral à propos de la vente de superbes terrains appartenant à la Marine nationale sur la presqu’île de Saint-Mandrier avec vue sur la rade de Toulon.
Le capitaine Félicien Aubin – eh oui, il a pris du galon – parviendra-t-il à remettre à leur place les pièces brûlantes de cet étonnant puzzle ?
Les personnages, dont nous avons déjà fait connaissance dans les deux polars précédents évoluent dans les cités ensoleillées du littoral varois : Sanary-sur-Mer, La Seyne-sur-Mer, Toulon, et les paysages magnifiques de la presqu’île de Saint-Mandrier et ceux du Gros Cerveau avec sa vue panoramique s’étendant des îles d’Hyères aux calanques de Cassis.

Les Presses du Midi. 16 €. ISBN 978-2-8127-0449-9


LE RÈGNE DE SATURNE

Une femme d’une cinquantaine d’années est victime d’un accident sur la route de Toulon à Saint-Tropez.
Elle est grièvement blessée, mais ses jours ne sont pas en danger. Elle meurt néanmoins dans des circonstances troublantes durant son transfert à l’hôpital de Toulon.

Le mari, médecin, et le fils, étudiant en droit, vivent des moments pénibles, notamment lorsqu’ils sont amenés à reconnaître le corps de la femme qu’ils ont aimée.
Le garagiste, chez qui est entreposée l’épave de la voiture, constate que la colonne de direction a été sabotée.
L’enquête policière, menée par le capitaine Félicien Aubin, commence à ce moment-là.
On découvre que la victime avait une liaison avec un membre d’une secte, « L’âge d’or ».
Stupeur : à l’occasion d’une partie de golf, le mari reconnaît sa femme, morte depuis plusieurs semaines. Elle est accompagnée d’un homme qui s’avère être le gourou de la secte. Il a pourtant bien reconnu le cadavre de son épouse à la morgue de l’hôpital.
Profondément bouleversé par cette étrange apparition, mais évidemment incrédule, il décide d’enquêter de son côté.
Découverte d’un complot dans le but d’expérimenter les effets d’une substance produite par nanotechnologie, capable d’agir contre la maladie d’Alzheimer, et susceptible de rapporter gros aux dirigeants de la secte.
L’hypothèse de la substitution de la femme blessée lors de l’accident par le cadavre d’une SDF plus ou moins maquillé pour tromper le mari, paraît de plus en plus crédible.
L’amant de la femme du médecin est assassiné sauvagement. Peut-être en savait-il trop sur les agissements du gourou de la secte.
La fin, inattendue et tragique, révèle une tout autre vérité.

Les Presses du Midi. 17 €. ISBN 978-2-8127-0562-5

vendredi 6 mai 2016

G A T A C A

   Guanine, Adénine, Thymine, Adénine, Cytosine, Adénine. Les 4 lettres de l’alphabet du vivant. Les fameuses 4 bases azotées qui différencient les nucléotides dont les séquences contenues dans les chromosomes permettent le codage des gènes de la molécule d’ADN.
   Ce polar est ambitieux, comme tous ceux de Franck Tilliez.
   L’auteur essaye de mettre à la portée de tous ses lecteurs les mécanismes génétiques de l’évolution biologique. L’éclairage du darwinisme par la biologie moléculaire. L’inné et l’acquis. La part du gène et celle de l’environnement dans les processus d’évolution. Un bel effort de vulgarisation scientifique malgré deux petites erreurs qui ne portent pas préjudice à la démonstration : les rétrovirus ne sont pas des virus qui camouflent leur ADN dans les cellules-hôtes, mais des virus à ARN qui font une transcription inverse de celle des virus normaux », d’ARN en ADN. Et le SIDA n’est pas un rétrovirus mais un syndrome – une maladie ‒ causée par un rétrovirus, le VIH.
   Le pari est-il réussi ? Oui, en grande partie. Mais en grande partie seulement.
  Vouloir mêler dans un thriller, l’Homme de Cro-Magnon contaminé par un virus il y a 30 000 ans, au massacre – génocide ? – des hommes de Neandertal, à la survivance en Amazonie d’une tribu ayant conservé son patrimoine génétique ancestral et dans lequel persiste ce virus codé par la séquence GATACA, à des crimes en série impactant assez directement les deux flics récurrents de l’œuvre de Tilliez, Franck Sharko et Lucie Henebelle, me parait être un exercice périlleux et susceptible de rendre la lecture de ce polar difficile pour les non-initiés aux choses passionnantes de la génétique et de l’évolution biologique.
  Le talent de l’auteur est toujours au rendez-vous. Son remarquable travail de recherche de documentation, également. Mais à vouloir trop en faire dans le suspense, l’imprévisible, l’originalité, le roman a tendance à côtoyer l’invraisemblable, à bifurquer vers la science-fiction. Ce n’est certes pas péjoratif, mais c’est simplement un autre genre littéraire.
   À lire tout de même.
   Note : 6/10

  Tant qu’à faire, je me permets de conseiller à ceux qui ne l’ont pas encore lu, Le laboratoire du diable, mon deuxième polar, qui parle lui aussi de la génétique et de l’eugénisme.
  Et puis, puisqu’on est dans l’auto-publicité, vous pouvez consulter mes 3 essais de vulgarisation scientifique parus chez l’Harmattan : Pour comprendre la génétique, Comprendre l’évolution et L’ADN en question(s).
  On n’est jamais mieux servi que par soi-même !

GATACA, Franck Tilliez. Pocket. 8.50 €

mercredi 13 avril 2016

Miséricorde

Décidément, il n’y en a que pour eux : les auteurs nordiques.
Il faut reconnaître que l’on est rarement déçu à la lecture de leurs œuvres.
C’est le cas de Jussi Adler-Olsen, le danois.

Dans son premier polar publié en français, Miséricorde, on est tout de suite intrigué par le calvaire que supporte cette jeune femme, belle et séduisante, qui représente l’avenir politique de son pays, et qui croupit depuis des années dans une sorte de cage infernale, munie de raffinements cruels permettant de la torturer moralement.
Les circonstances de la disparition de Merete Lyyngaard, restées mystérieuses, n’avaient pas permis en leur temps à la police de mener l’enquête jusqu’à son terme.
Quelques années plus tard, était créé au sein de la police danoise le Département V. Un service plus ou moins bidon, dont la mission officielle était de rouvrir d’anciennes affaires classées, mais en réalité destiné à occuper un flic un peu marginal, Carl Morck, sur la touche depuis une enquête qui s’était soldée par la mort d’un de ses équipiers et la grave blessure d’un autre.
Le talent de l’auteur, outre la description minutieuse de la mécanique de l’enquête, tient essentiellement dans les portraits psychologiques des personnages. Le flic atypique et son improbable assistant d’origine syrienne – il s’appelle… Hafez el Assad – sont attachants et sympathiques. On a envie qu’ils réussissent. Mais les personnages secondaires ne sont pas négligés : la belle politicienne torturée et son jeune frère attardé, les tortionnaires et leurs parcours que l’on découvre peu à peu.
La fin du roman, efficace, bouleversante, laissera le lecteur pantois.
Note : 9/10. Excellent.


Miséricorde de Jussi Adler-Olsen. Le Livre de Poche 525 pages 8.10 €